Roppongi Hills est l’un des complexes hôteliers et commerciaux les plus luxueux de Tokyo.

A l’intérieur, une véritable petite cité dédiée au shopping a été bâtie.

Il est facile de se perdre dans le dédale des escaliers et des couloirs.

Les prix varient entre cher et très cher.

Parfois, quelques combinaisons inattendues peuvent surprendre, mais le Japon est un pays où le mélange des genres est dans l’ordre des choses.

Pourquoi je vous parle de tout ça? Et bien, vous ne le savez peut-être pas, mais le 1er septembre, un traité de libre échange et de partenariat économique entre la Suisse et le Japon est entré en vigueur. C’est le premier traité de ce genre que le Japon signe avec un pays européen et la Suisse n’en a pas signé d’aussi important depuis plus de 25 ans. Pour l’occasion, l’ambassade de Suisse à Tokyo a donc décidé d’organiser un symposium réunissant des représentants de la communauté des affaires suisse et leurs homologues japonais – un symposium se déroulant dans le Grand Hyatt Tokyo qui fait partie, justement, du complexe de Roppongi Hills.

La délégation suisse qui s’est rendue aujourd’hui au Japon est la plus importante à avoir jamais été envoyée dans ce pays; elle est menée par Doris Leuthard et est composée de nombreux chefs d’entreprise de premier ordre. Certains ont un nom de famille connu (à votre avis, dans quelle branche travaillent Patrick Odier et Ivan Pictet?); d’autres étaient des anonymes pour moi mais leurs titres parlent d’eux-mêmes: COO de Novartis, CEO de la FINMA ou encore le président d’economiesuisse étaient de la partie. Les invités japonais étaient tout aussi prestigieux: ancien CEO de Sony, président de Nippon Oil…
Qu’est-ce qu’un étudiant fauché comme moi fait dans cet univers de gens importants et de montants astronomiques? C’est simple: tout symposium nécessite une organisation impeccable, et l’organisation impeccable, c’est aussi charger les présentations Powerpoint sur un ordinateur ou indiquer aux invités où se déroulera la prochaine conférence. L’ambassade suisse ne disposant pas de personnel en nombre suffisant pour assurer ces tâches menues mais indispensables, un appel aux étudiants suisses au Japon a été lancé.
Nous avons été plus de 15 à nous porter volontaires – je ne pensais pas qu’il y avait autant de Suisses qui étudiaient à Tokyo – et c’est ainsi que nous avons pu participer au symposium en tant que staff.
Le Grand Hyatt a été mis aux couleurs de la Suisse pour l’occasion. Dès l’arrivée, un panel de célébrités suisses – d’Einstein à Federer – accueillait les visiteurs.

Suisse Toursime vantait les mérites de la Confédération à travers une série de photos (un peu trop “Heidi” à mon goût, mais bon) et une bande sonore tirée du Seigneur des Anneaux (c’est vrai que les paysages ressemblent un peu à la Nouvelle-Zélande).

En plus des conférences et des ateliers, une exposition de design suisse était organisée:

Au moment de s’inscrire, on avait plusieurs tâches au choix. Je me suis immédiatement désigné comme porteur de microphone aux invités lors des sessions de Q&A – ce poste m’a permis d’assister au symposium en n’intervenant que ponctuellement (vraiment très ponctuellement), et avec un risque de plantage public bien moindre que ceux qui étaient assignés aux présentations Powerpoint. Certains malheureux sont, au contraire, restés toute la journée devant une colonne au rez-de-chaussée en indiquant aux invités l’escalator à prendre pour accéder au symposium… La tâche la plus prestigieuse aurait été évidemment de guider les orateurs depuis leur loge jusqu’à la salle de conférence, mais pour cela il fallait a) être une fille et b) parler couramment japonais.

Je me suis donc contenté du job de porteur de microphone plutôt peinard qui consistait à 99% à être assis dans la salle et à écouter les orateurs en attendant la session de questions-réponses (qui ne venait jamais faute de temps). Et il y avait pas mal de choses à observer autant sur la scène que parmi le public, comme cette assistante du ministre japonais des Finances qui était assise juste à côté de moi et qui recouvrait une copie du discours de son patron de notices clarifiant le sens de sigles plutôt abscons comme “SECO”, “FINMA” et “economiesuisse” ou le président de la Robotics Society Japan qui a montré une vidéo d’un bras robotisé capable de repérer, sur un tapis roulant, des biscuits éparpillés dans le désordre, de les saisir et de les aligner dans une boîte en un temps et avec une précision records.
Bref, en une journée, j’ai: a) appris quelle était la marque du sac à main de Doris Leuthard; b) rencontré tous les étudiants suisses de Tokyo; c) vu la répétition générale du défilé de mode donné au dîner de gala du soir et d) obtenu un badge “Switzerland” très patriotique et plutôt cool. Que demander de plus?

08/10/2009 à 15:20 |
Tu as pu faire bisou à Doris et à Roger?
08/10/2009 à 19:21 |
Roger n’était pas là, sinon en photo
Et Doris était un peu grippée ce jour.
22/02/2010 à 17:32 |
[...] par antonaujapon Nous avons déjà fait connaissance de la tour Mori lors du Swiss + Symposium. C’est la pièce centrale du complexe hôtelier et commercial Roppongi Hills. [...]
08/06/2010 à 00:01 |
[...] moi de ressortir mon pin’s « Switzerland » reçu à l’occasion du Swiss+Symposium. Durant, la deuxième partie, ce fut à notre tour d’apprendre quelque chose puisque nous [...]
28/07/2010 à 14:42 |
[...] 5. La brochure de présentation du Swiss+Symposium. [...]