Le palais impérial est situé en plein centre-ville de Tokyo – un espace de verdure de quelque 3.5 kilomètres carrés entouré par des douves. Le chemin qui en fait le tour est un parcours de choix pour les joggeurs, que l’on peut voir pratiquement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Image idyllique: une artiste esquisse la douve, le mur d’enceinte et le pont.
Les murs du château (car le palais impérial est avant tout un château, fondé lorsque Tokyo s’appelait encore Edo) sont immédiatement reconnaissables grâce aux courbes de leurs arêtes qui font penser à des pagodes. Je me suis toujours demandé par quel miracle ces arêtes sont parfaitement lisses alors qu’aucune pierre qui compose les murs n’est identique, ni même de forme régulière (bon, je sais que le miracle s’appelle “polissage”, mais si on ne peut plus rêver…)
La plus grande partie du complexe n’est pas accessible au public à l’exception de quelques jours par an car l’empereur y réside toujours. En fait, ce n’est pas vraiment le palais qu’on visite, mais ses jardins. Cela dit, il y a quand même des choses à voir.
Parfois, des expositions sont organisées. Ici, des bonzais:
Les Japonais sont vraiment les maîtres lorsqu’il s’agit d’optimiser un espace réduit. La superficie des jardins n’est pas très grande, mais la multitude de petits passages, d’escaliers, et de détours fait qu’on peut se promener pendant des heures sur quelques dizaines de mètres carrés sans s’ennuyer (un peu comme à Nanko).
Bien sûr, aucun jardin japonais ne serait complet sans son étang.
Aucun détail – jusqu’au dessin des embouts des tuiles du toit – n’est laissé au hasard.
Certains arbres sont encore en fleurs alors que l’hiver approche.
Le territoire est organisé en plusieurs étages séparés par des murs d’enceinte afin d’être plus facile à défendre. Tout en haut, on est surpris par un excellent panorama sur la ville environnante.
Puisque je vous dis que rien n’est laissé au hasard: même les gouttières sont équipées de chaînes pour que l’eau glisse gracieusement le long de celles-ci plutôt que de tomber n’importe comment en risquant d’éclabousser les augustes personnes.
Ce qui est bien quand on est empereur, c’est que si on veut un citron avec son thé, il suffit d’ordonner à un serviteur d’en chercher un dans les jardins.
Le seul défaut du palais, c’est cette salle de concert construite dans les années 60 (vraisemblablement pour fêter la fin de la recontruction du palais, qui a été bombardé durant la guerre). Comment quelqu’un a-t-il pu décider de construire, au milieu d’un complexe qui date de plus de 500 ans, cette abjection (et encore, j’ai choisi un préfixe gentil) architecturale qui tient autant de l’église scientologue que des lieux d’aisance d’un parc public, restera toujours un mystère pour moi.
Pour se nettoyer la rétine, on peut toujours se reporter sur les anciennes fondations de la tour du château. Elle faisait autrefois plus de 50 mètres, mais a péri dans le grand incendie de 1704.
Juste à côté sont exposés les véhicules privés de l’empereur. Ceux-ci sont anciens…
…et ceux-ci, plus modernes. Le cercle jaune qui remplace la plaque d’immatriculation est en fait un chrysanthème, symbole de la maison impériale.
C’est quand même bien d’être empereur, non?

















20/12/2009 à 21:57 |
[...] les temples, les parcs, les plats traditionnels, le sumo, le kabuki, la tour de Tokyo et le palais impérial. De plus, vous avez aussi eu droit à des visites guidées dans des villes comme Kamakura, Nikko, [...]
28/07/2010 à 10:43 |
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