Le quartier général du plus grand constructeur automobile du monde se trouve près de Nagoya, dans une ville modestement appelée “Toyotaville”.
Il faut dire qu’avec toutes les usines, entrepôts et bureaux de Toyota qui s’y trouvent, les autorités locales avaient-elles le choix?
Le musée Toyota accueille les visiteurs du lundi au samedi. Par contre, y aller en transports publics est vraiment pénible et prend 1h30 depuis la gare centrale de Nagoya. Il faut croire que ceux qui l’ont placé pensaient plutôt à une arrivée en voiture.
Le musée fait la part belle au très conceptuel i-unit dont vous avez tous vu des photos et des vidéos quand Toyota l’a présenté en 2005.
Au musée, on peut même en voir une démonstration.
L’i-unit a deux modes: “vertical” pour une mobilité de précision et “horizontal” pour atteindre des vitesses élevées.
Voir cet ovni bouger et se transformer est assez spectaculaire, surtout si on ne pense pas à ce qui va arriver lors d’une collision, ou lorsqu’il pleuvra.
Dans le genre “joli mais ça sert à quoi?” il y a aussi un robot qui joue de la trompette. Les mouvements sont extrêmement fluides et “humains”, ce qui est particulièrement drôle quand on le contraste avec la présentatrice qui se tient debout à côté et qui, avec son sourire crispé et ses mouvements taillés au millimètre, fait tout pour ne pas le paraître.
Du côté des “vraies” voitures, c’est évidemment la Prius qui tire toute la couverture à elle. Il faut dire que du point de vue des relations publiques il vaut bien mieux parler de sa consommation au kilomètre plutôt que de celle d’une Land Cruiser. Enfin, lorsque les freins marchent.
L’exposition est très bien faite, avec des vidéos et des maquettes.
Ici on peut voir ce qui se passera dans “l’éventualité improbable d’une collision” (c) la voix off. Miséricordieux, nous ne ferons aucun commentaire.
Quelques bolides plus rapides sont aussi exposés.
Enfin, il y a un show-room avec des modèles que l’on peut croiser dans la rue. Là encore, comme on a pu l’observer chez Nissan déjà, l’accent est mis sur des voitures de prestige que l’on n’associe pas forcément aux voitures japonaises en Europe.
La marque haut-de-gamme de Toyota, Lexus, n’a pas non plus été oubliée.
Le détail le plus amusant est sans doute le fait que, ici aussi, on utilise des sacs de golf pour visualiser la contenance d’un coffre – exactement comme chez Nissan.
Toutefois, le musée n’est en fait que le hors d’oeuvre. La vraie raison de notre présence ici, c’est le tour d’usine organisé par Toyota. Plus précisément, on vous emmènera voir la ligne de soudage automatisée et la chaîne de montage final. C’est gratuit, il n’y a pas besoin de faire partie d’un grand groupe, ça se réserve sur Internet très facilement et ça fait autant partie des spécialités japonaises que les pagodes et les torii, alors pourquoi se priver?
Malheureusement, on ne peut pas photographier dans l’usine, alors voici une vidéo Youtube des robos soudeurs:
Dans l’usine, toutefois, il y en a bien plus et ils bougent avec une vitesse et une précision incroyables, presque irréelles. Après l’avoir vu en vrai, vous regarderez peut-être Matrix et Terminator avec un sourire un peu moins condescendant…
De manière générale, l’usine est une merveille d’organisation et d’efficacité, et elle est plus propre que votre chambre. Alors oui, visiter une usine n’est peut-être pas quelque chose à quoi l’on penserait en premier en allant au Japon… mais en premier seulement.













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