Archive for the ‘Tintin le photoreporter’ Category

Snapshots LIII

28/07/2010

Ce billet – le 53ème, sans compter les trois consacrés à l’Australie, à la Nouvelle-Zélande et à la Chine – va clôturer la rubrique « Snapshots » de mon blog. 159 photos – 159 instants d’étonnement, d’amusement, de perplexité ou de fascination que j’avais éprouvé durant l’année et que j’ai tenté de partager avec vous. Rajoutons-en donc trois supplémentaires pour finir en beauté.

1. Une certaine image du lieu où je reviens, vu depuis le lieu d’où je pars.

2. Un moment de repos lors d’un long trajet.

3. Et un dernier dragon pour dire au revoir.

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Shizuoka

28/07/2010

Shizuoka (静岡), ça veut dire « colline calme »… autrement dit, « Silent Hill ». Plutôt inquiétant, d’autant plus que de nombreux bus de la ville arborent ce lapin au regard démoniaque.

Bon, je plaisante, Shizuoka est en fait une ville plutôt sympathique. Elle fut aussi le lieu de notre dernière excursion journalière en dehors de Tokyo (à trois jours du départ du Japon – on est explorateur dans l’âme ou on ne l’est pas, Shizuoka étant tout de même à pas loin de 300 km de Tokyo).

Le design des plaques d’égout de la ville lui est propre…

…mais sinon, il n’y a pas de particularités architecturales frappantes.

Le sanctuaire Sengen – faisant partie de la même « famille » que celui au pied du mont Fuji.

Celui-là, on a pu l’apprécier avec du beau temps.

Le centre-ville « moderne » est lui aussi agréable à parcourir.

Exactement comme à Nagoya, il y a une allée centrale remplie de toutes sortes d’oeuvres d’art (locales ou offertes par des villes jumelles – dont Cannes). Ici, nous avons une installation de pierres et d’eau, à mi-chemin entre sculpture de Gaudi et parcours de VTT.

L’eau s’écoule le long des parois de la colonne en dessinant des formes étranges.

Une rencontre inopinée.

Certaines ruelles attenantes font soudainement penser à la Chine.

Vers la fin du parcours, notre attention a été attirée par un objet étrange posé au milieu de la rue – apparemment sans propriétaire – émettant de la musique.

Après investigation, l’objet s’est révélé être un lecteur MP3 relié à des enceintes. C’est un pratiquant de VTT qui l’a installé ici pour s’entraîner en musique, mais il s’était momentanément absenté pour aller chercher de l’eau. En laissant son matériel – coûteux et facilement transportable – en plein milieu de la rue sans aucune arrière pensée. C’est là que l’on se rend compte que l’on est au Japon. Franchement, combien une installation comme celle-ci tiendrait, sans son propriétaire, sur la place principale de votre ville?

Certaines poubelles font sourire.

Et certains magasins nous tireraient presque une larme de nostalgie.

La suite de notre chemin nous emmène sur une colline appelée Nihondaira. Comme c’est un endroit touristique, les bus y vont plus souvent le week-end (colonne de droite) qu’en semaine (colonne de gauche). Ca paraît évident, mais avez-vous souvent vu ce genre d’horaires en pratique?

En dépit du fait de vivre au Japon depuis un an, nous réussissons l’exploit de prendre le mauvais bus, de se rendre compte trop tard de l’erreur et de devoir attendre une heure de plus. Comment s’occuper durant ce temps? En allant voir une exposition de photos prises à Angkor Vat, bien sûr.

Le sommet de Nihondaira est évidemment planté d’un certain nombre de tours de transmission.

Nous empruntons donc immédiatement un téléphérique (délicieusement rétro) pour rejoindre une colline voisine.

Sur celle-ci se trouve un sanctuaire Toshogu (c’est-à-dire dédié au shogun Ieyasu Tokugawa).

Sans devoir y être invités, tous les touristes marchent sur les dalles carrées alors qu’à priori rien n’empêche de marcher sur les galets. Pourquoi? Mystère de la psychologie humaine.

Le sanctuaire est relativement étendu en longueur.

Une belle vue sur la mer s’ouvre depuis la colline.

Pas étonnant que de nombreux couples viennent à Nihondaira pour y accrocher un cadenas, symbole de leur amour.

Toutefois, je dois vous avouer que tout ce que vous venez de voir – aussi beau que cela puisse être – n’était pas la principale raison de notre venue à Shizuoka. Non, c’est quelque chose d’autre qui a attiré notre attention sur cette ville, quelque chose que l’on ne s’attendrait pas forcément à découvrir au tournant d’une rue.

Un Gundam – taille réelle, rien que ça – a été installé à Shizuoka pour plusieurs mois.

La foule admirative se presse aux pieds du mecha géant.

Un Gundam similaire était installé à Odaiba en été 2009; toutefois, je suis arrivé au Japon trop tard pour le voir, ce qui m’a quelque peu attristé. Un an plus tard, toutefois, et dans des circonstances plutôt improbables, voilà la chose faite.

Comme quoi, il n’est jamais trop tard.

Snapshots LII

28/07/2010

1. Odaiba le soir…

2. …et de nuit.

3. Cliquez sur l’image pour l’agrandir. Examinez bien les couvertures de ce manga. Essayez d’identifier les différents personnages et l’époque approximative à laquelle l’histoire se déroule. Trouvez le titre sur les couvertures. Méditez.

Snapshots LI

27/07/2010

1. Pourquoi l’adresse du site Web de Nasic (un organisme qui gère des dortoirs, notamment le mien) est-elle http://749.jp? Sachez qu’en japonais, « Nasic » (qui est à la base l’abréviation de « National Students Information Center ») se prononce « nashikku ». Vous ne voyez toujours pas? 7, en japonais, peut se prononcer « nana », 4 « shi » et 9 « kyu » qui devient parfois « ku » dans des mots composés. 7-4-9: na-shi-ku. Cette façon d’associer des sons aux nombres est souvent utilisée dans des publicités pour rendre des numéros de téléphone faciles à retenir, à la façon du « 1-800-WHATEVER » américain.

2. Après les manga-cafés, voici un bar ou on peut lire Beck ou jouer à Guitar Hero en sirotant un Jack Daniels.

3. Un crossover promotionnel InceptionBloody Monday.

Snapshots L

27/07/2010

Trois snapshots du quartier geekissime d’Akihabara:

1. Un café à l’effigie de la série Gundam.

2. Une façon comme une autre d’attirer l’attention sur les fournitures de bureau.

3. Ces jeunes gens sont en train de test-driver un hentai (c’est-à-dire un anime pornographique) sur Blu-Ray, en 1080p et en stéréovision. Vous ne pensiez tout de même pas que la 3D ne servait qu’à des films comme Avatar?

Hanabi

27/07/2010

La lune, étonnée, regarde un deuxième soleil surgir au milieu de la nuit.

A partir de la fin juillet, au Japon, commence la saison des hanabi, c’est-à-dire des feux d’artifice.

Les habitants des quartiers où ces festivités ont lieu (souvent à proximité des rivières) peuvent ainsi voir le ciel –  si banal avec des câbles qui le strient – transformé, le temps d’une soirée, en tableau impressionniste.

Hanabi veut littéralement dire « fleurs de feu »: il est vrai que les feux d’artifice peuvent ressembler à des tournesols…

…des lotus, des pivoines ou des marguerites…

…quand ce n’est pas à des lucioles.

Un vrai moment de magie.

Snapshots XLIX

26/07/2010

1. Tel Sheldon Cooper, j’aime les trains en général et leurs voies en particulier.

2. Les gratte-ciel de Shiodome.

3. Une émission est enregistrée en live et en public à Odaiba.

Snapshots XLVIII

26/07/2010

1. Pour en revenir sur le thème des emballages: une simple cornet de glace, par exemple, peut être vendu dans une capsule plastique elle-même enveloppée d’un sachet. Et après ces gens-là ne mettent pas de serviettes en papier près des lavabos des toilettes publiques « pour économiser du papier« .

2. Une vue sur Akihabara depuis Ochanomizu.

3. Cette installation – réalisée, vous l’aurez deviné grâce à son style, par le mythique studio Ghibli – dans le quartier de Shiodome s’anime toutes les deux heures.

Un tour en métro

26/07/2010

L’autre jour, je suis entré dans le wagon de tête d’une rame de la ligne Yamanote (la ligne circulaire des JR qui fait le tour de la ville) et ai réalisé que je pouvais voir, grâce à une vitre, l’intérieur de la cabine des conducteurs et surtout la vue qu’ils avaient, eux, sur les voies de train.

Par chance, j’avais mon appareil photo sur moi et, bien sûr, je me suis jeté sur l’occasion pour faire quelques clichés. Pour le citoyen ordinaire, une voie ferrée est toujours quelque chose de perpendiculaire: que l’on attende un métro sur un quai ou traverse un passage à niveau en voiture, nous voyons toujours les rails s’étendant sur un axe gauche-droite; les voir se dérouler devant et disparaître derrière est quelque chose de bien plus rare – et donc précieux.

Ma station, Takadanobaba, que j’ai traversé une bonne centaine de fois sans jamais la voir ainsi.

Les gratte-ciel de Shinjuku au loin.

Voir autant d’espace, sans voitures ni gens, en plein cœur de Tokyo est assez étrange.

Les plus fidèles lecteurs de ce blog trouveront peut-être que ce tour en métro n’est pas sans rappeler le tour en monorail (qui, pour tout vous dire, n’en est pas un) d’il y a 10 mois.

Vous savez tous à quoi ressemble un train lorsqu’il entre en gare; mais savez-vous comment le conducteur vous voit, vous?

Certaines stations sont moins bondées que d’autres.

A l’origine, je suis parti d’Ikebukuro en voulant descendre à Takadanobaba, deux arrêts plus loin; j’en ai finalement fait cinq de plus avant de débarquer. Il y a des occasions à ne pas manquer.

Vous avez noté les renforcements métalliques sur les voies, deux photos plus haut? Vous pouvez voir les mêmes sur la photo du bas. Ils indiquent qu’il y a un tunnel pour les voitures juste en dessous – et que le train passe donc sur un « pont ».

Et voilà, nous arrivons à Shibuya.

Je vous laisse sur un peu de musique: les noms des vingt-neuf stations de la ligne Yamanote répétées deux fois en chantant – un must, à mémoriser.

Snapshots XLVII

25/07/2010

1. Chaque jour, on peut admirer, à l’entrée Nord du campus principal de Waseda, une écurie impressionnante de motos.

2. Après l’hôtel en capsule et la télévision portable, voici, pour achever la trilogie des objets mythiques du Japon, la pastèque carrée, à juste un peu moins de 10’000 yen.

3. Ce mélange entre Porcinet et Pichu est en fait la mascotte japonaise pour le don du sang.